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vendredi 17 novembre 2017

création @ 17 novembre 1839, « oberto », opéra de giuseppe verdi, il y a 178 ans aujourd’hui




Le 17 novembre 1838, il y a 178 ans aujourd’hui, était créé à la Scala de Milan, l’opéra de Giuseppe Verdi, « Oberto ». À défaut d'un triomphe, l'œuvre obtient un authentique succès tant public que critique et gagne progressivement tous les théâtres italiens…


Giuseppe Verdi - Oberto "Ciel che feci ! ... di qual sangue" (Rolando Villazón)

Carlotta Vichi, mezzo
live in
Giuseppe Verdi's
OBERTO, CONTE DI SAN BONIFACIO

Voci Verdiane Competition
Final session

Villa Pallavicino, Busseto
June, 17 2017

Orchestra Filarmonica Italiana
Mario Cassi, conductor

Gulin sings Tutto e perdutto, Leonora final scene from Verdi's Oberto, conte di San Bonifacio.
RTVE Telecast, 1980


vendredi 20 octobre 2017

vu à la télé @ arte, « don carlos », opéra de verdi, ou le massacre d’un chef d’œuvre…




Ils s’y sont tous mis – télé, opéra de paris, chef d’orchestre, metteur en scène – pour dénaturer ce chef d’œuvre de Verdi et obliger le public à retourner aux versions troquées et médiocres en langue italienne. D’abord et en tout premier, l’incompétence criante d’un chef complètement paumé, hors du coup, étranger au compositeur et incapable de coordonner le plateau et la fosse. L’orchestre couinait comme les pitoyables fanfares des villages les plus reculés et on ne peut pas dire que la subtilité, le phrasé, la respiration et les mouvements saccadés avaient un rapport avec la partition. Ensuite et pratiquement à égalité, le metteur en scène qui a pondu une suite de laideurs que jamais je n’aurais pu imaginer, des couleurs repoussantes, des décors de bric et de broc, des chanteurs-acteurs – acteurs est très abusif – livrés à eux même ne sachant que faire, les bras ballants et le regard hagard, ayant adopté – faute de chef d’orchestre et de directeur de la scène – le chacun pour soi. Et enfin la télé – Arte- dont la réalisation a été une des plus mauvaises, du jamais vu dans la retransmission de l’opéra, avec des plans hors-sujet, des superpositions de laideurs d’image qui ont dû faire fuir plus d’un téléspectateur. Je suis parti au début du 2e acte, le premier ayant failli me porter à la crise cardiaque tellement ma fureur était grande. En fait je n’ai pas reconnu mon opéra préféré, alors que je l’ai en mémoire depuis l’âge de 16 ans et que j’en possède de multiples versions d’une toute autre qualité. Dans la soirée je suis repassé deux ou trois fois et ma conviction n’a pas changée. Les seuls moments d’émotion, je les dois au génie de Verdi et peut-être à mon cerveau qui transposait la bouillie parisienne en extraits de mes différents enregistrements. Dans ce chaos mémorable, il m’a semblé que les deux dames auraient pu être sublimes si… Du côté des messieurs je n’ai rien remarqué… il y a tellement mieux. Et puis, il faut bien le dire, Kaufmann n’avait rien à faire ici. Il n’a plus la voix. Il n’est pas le personnage. Je ne peux croire ce que j'ai vu et entendu...




jeudi 19 octobre 2017

opéra télé @ arte, 20h55, ce soir un « don carlos » a découvrir ou à fuir… en faux-direct comme toujours…




Ce Don Carlos – version originale de Verdi composé sur un livret en langue française - est un pur et immense chef-d’œuvre et les versions italiennes – Don Carlo - toutes confondues font pâles figures. Pour être convaincus écoutez la version Matheson ou la version De Billy (avec l’image) et vous vous débarrasserez des autres versions. La version Châtelet aurait pu être magnifique malgré quelques coupures, mais Alagna est tellement pitoyable – comme à son habitude -, que le spectacle est gâché.

Ce soi je vais regarder et écouter pour m’informer. Mais mon bonheur, c’est la version lyonnaise qui aura lieu en mars, parce que dans cette ville on peut faire confiance à l’innovation et à la qualité. Et comme ce n’est pas moi qui le dit, je vous donne avec grand plaisir la critique de ResMusica en qui je fais généralement confiance et qui rejoint le sentiment que j’ai sur le chef de l’Orchestre de l’Opéra de Paris. Il est vrai que j’ai beaucoup fréquenté son père Armin qui était d’un autre gabarit : « On attendait le scandale sur le plateau, c’est dans la fosse que finalement on le trouve. Ou peut-être dans cette salle de l’Opéra Bastille qui offre une ovation tonitruante à un chef ayant transformé sans complexe la musique de Verdi en une pompeuse fanfare. L’introduction, puis le chœur des bûcherons et de leurs femmes, incompréhensible et noyé par ce tsunami orchestral… On s’accroche à notre fauteuil dès les premiers instants tellement le choc est grand. Comme si pour écrire une lettre d’amour, Philippe Jordan avait opté pour un feutre Velleda (qui bave !) au lieu d’une pointe fine. C’est grossier (cuivres), c’est maniéré (quand se terminent ces silences ?), c’est incohérent (les trompettes au duo Rodrigue/Carlos), c’est rigide (un peu de rubato peut-être ?)… Mais Verdi reste Verdi, et lorsque le sublime solo de violoncelle résonne au quatrième acte, ce n’est que le compositeur que l’on peut congratuler… »

Bon, à  vous de vous faire une idée en regardant Arte. Ce que j’ai entendu sur les différentes vidéos, c’est que cet opéra, en langue française, est chanté, ici, à Paris, dans une non-langue – une bouillie peut-être – par une Ebolie qui a pourtant un certain panache. Mais quand on est pas capable de prononcer notre langue, on de chante pas Don Carlos de Verdi.  C’est vrai qu’il y a Kaufmann… J’espère qu’il a repris ses esprit et qu’il sera à la hauteur… parce qu'aujourd'hui, des jeunes ténors attachants et convaincants, il y en a quelques uns !

Ce soir 20h55, Arte… à ne pas manquer ou à fuir… mais quand même, par curiosité...


mardi 10 octobre 2017

anniversaire @ le compositeur italien, giuseppe verdi, aurait 204 ans aujourd’hui




Le 10 octobre 1813, il y a 204 ans aujourd’hui, naissait aux Roncole le compositeur italien Giuseppe Verdi. Son œuvre, composée essentiellement d’opéras, unissant le pouvoir mélodique à la profondeur psychologique et légendaire, est l'une des plus importantes de toute l'histoire du théâtre musical…


G. Verdi - String Quartet in E Minor (1873)

Anna Landauer, violin 1
Movses Pogossian, violin 2
Brian Dembow, viola
John Walz, cello
Dilijan Chamber Music Series Season 9, Concert 3 December 15, 2013 Zipper Hall, Los Angeles



Nicolai Ghiaurov sings the famous bass aria from Verdi's Simon Boccanegra. La Scala, 1978. Conductor: Claudio Abbado.

 

Giuseppe Verdi Don Carlos (Versione originale fr. 1867 senza tagli)

Philip - Joseph Rouleau
Don Carlos - André Turp
Rodrigue - Robert Savoie
Élisabeth de Valois - Edith Tremblay
Princess Eboli - Michelle Vilma
The Grand Inquisitor - Richard Van Allan

BBC Concert
 John Matheson, conductor



dimanche 8 octobre 2017

vu et entendu au concert @ le vide à l’orchestre national de lyon


Quelques minutes avant le concert...


Samedi 7 octobre 2017, 18h
Auditorium-Orchestre national de Lyon

Wolfgang Amadeus Mozart Symphonie n° 40, en sol mineur, KV 550 
Giuseppe Verdi Credo de Iago «Credo in un Dio crudel», extrait d’Otello
Giuseppe Verdi Monologue de l’honneur «L’onore ! Ladri !», extrait de Falstaff
Richard Wagner Siegfried-Idyll
Richard Wagner Adieux de Wotan «Leb’ wohl, du kühnes, herrliches Kind» et Enchantement du feu, extraits de La Walkyrie

Bryn Terfel , baryton-basse
Orchestre national de Lyon
Lahav  Shani, direction

Le vide… c’est l’impression qui me reste ce matin et peu d’autres choses étonnantes.

Que venait faire dans ce programme Verdi/Wagner, cette symphonie de Mozart qui, bien qu’elle soit la célèbre 40 en sol mineur, a été jouée proprement, dans le respect de partition de l’éditeur ? Mais il a été difficile de savoir ce que voulait le chef. Style baroque, style classique, style romantique, style coup de point ? Je crois bien qu’il ne voulait rien, et Mozart n’en est pas sorti grandi. Et l’ennui a fait son apparition…

Que venait faire ce supposé immense et grandiose baryton-basse, sinon de la figuration, puisque je ne l’ai pas entendu et qu’il a persisté à « chanter » - je dirais plutôt vociférer – pour les places numéros impairs alors que j’étais du côté pair ? Iago ce ne peut être que des cris effrayants, c’est surtout la perversité susurrée, entrecoupée d’éclairs fulgurants. Falstaff, ce n’est pas un comique de cirque. C’est une énorme corpulence qui souffre de ne pouvoir séduire les femmes. C’est un frère du clown triste et non pas un bonhomme qui s’en fout et qui chante à tue-tête parce qu’il est bien payé, ici à tue-tête dans le silence de sa voix parce que couvert sans cesse par la tonitruance superbe de l’orchestre.

Pourquoi le jeune chef – il y a plus jeune – a-t-il dirigé – assez bien – sans se poser la question de l’équilibre sonore qui hier était totalement absent.

Depuis le départ de Jun Märkl, l’orchestre est devenu transparent, sans expression, sans vie, sans âme, sans personnalité, surtout et avant tout chez les cordes qui se sont laisser complètement bouffer par l’incroyable virtuosité et musicalité des bois et des cuivres. Ce sont des supers champions qui ravagent tout en jouant et je me sens obligé de mentionner l’inégalable jeu technique et l’incroyable beauté sonore de la nouvelle jeune « Première hautbois solo ».

L’Orchestre national de Lyon se doit d’avoir un chef permanent, un grand, un solide, un révolutionnaire qui puisse en réveiller certains. Je ne sais pas si une nomination est bientôt effective, mais je sais qu’il est temps d’oublier l’ère Statkin…

Hervé Gallien  

vendredi 6 octobre 2017

samedi 7 octobre 2017, lahav shani dirige l’orchestre national de lyon, avec bryn terfel (baryton-basse)





Wolfgang Amadeus Mozart Symphonie n° 40, en sol mineur, KV 550  
Giuseppe Verdi Credo de Iago «Credo in un Dio crudel», extrait d’Otello
Giuseppe Verdi Monologue de l’honneur «L’onore ! Ladri !», extrait de Falstaff
Richard Wagner Siegfried-Idyll
Richard Wagner Adieux de Wotan «Leb’ wohl, du kühnes, herrliches Kind» et Enchantement du feu, extraits de La Walkyrie

Bryn Terfel , baryton-basse
Orchestre national de Lyon
Lahav  Shani, direction


samedi 11 mars 2017

création @ 11 mars 1867, « don carlos », opéra de giuseppe verdi




Le 11 mars 1867, il y a 150 ans aujourd’hui, était créé à l’Opéra de Paris, « Don Carlos », opéra de Giuseppe Verdi. Don Carlos fut jugé comme une œuvre différente de ce que Verdi avait écrit jusqu’alors. On admirait – ou on détestait – ce qu’on percevait comme de nouvelles inventions harmoniques, inconnues de ses opéras antérieurs ; et surtout, la manière nouvelle de traiter la mélodie qui a beaucoup surpris à l’époque. Donc, dès la création, on voyait en Don Carlos quelque chose de nouveau par rapport à avant, même si (avec le recul historique) ce n’était pas exactement justifié…


Don Carlos, G. Verdi

Peter Konwitschny (regie)
Werner Hintze (dramaturgie)
Johannes Leiacker (Bühne)

Ramón Vargas (D. Carlos)
Iano Tamar (Elisabeth)
Alastair Miles(Philipe II)
Simon Yang (Le grand Inquisiteur)

Chor und Orchester der Wiener Staatsoper
Bertrand de Billy
2004

Pour aborder « Don Carlos » :
Même si Verdi a remanié son opéra à plusieurs reprises et a accepté de transformer sa version originale en langue française, en 5 actes et 1 ballet en plusieurs versions en langue italienne traduite de la version française, en 4 ou 5 actes tronqués, sans ballet et dans un esprit totalement différent, le vrai et authentique « Don Carlos » se retrouve dans les versions suivantes :

- Vinyle ou CD – John Matheson, BBC Concert Otchestra, Joseph Rouleau, André Trump, Robert Savoie, Edith Tremblay, Michelle Vilma. Version intégrale en français avec ballet. Superbe de fidélité et de conscience par rapport au texte. Français impecable…

- DVD – Bertand de Billy, Chor und Orchester der Wiener Staatsoper, Ramon Vargas, Iano Tamar, Nadja Michael, Bo Skovhus, Alastair Miles. Version intégrale en français avec ballet conçu selon Freud. Spectacle de folie auditive et visuelle, décalé, admirable en tous points et que Verdi aurait vénérée…

- DVD – Antonio Pappano, Chœur du Théâtre du Châtelet, Orchestre de Paris, Roberto Alagna, Thomas Hampson, Karita Mattila, José Van Dam, Waltraud Meir. Version intégrale en français sans le ballet. Version sage qui aurait pu être proprement miraculeuse par la direction et la distribution vocale si la présence d’Alagna, pitoyable dans tous les sens, ne venait pas anéantir ce qui aurait dû être une référence absolue…


mercredi 15 février 2017

création @ 15 févier 1845, « giovanna d’arco », opéra de guiseppe verdi




Le 15 février 1845, Il y a 172 ans aujourd’hui, était créé à la Scala de Milan, « Giovanna d’Arco », opéra de Giuseppe Verdi. Sans doute blessé par l’accueil mitigé que la critique réservait à sa Giovanna d’Arco, Verdi n’hésita pas à soutenir dans une lettre qu’il s’agissait là de « son meilleur opéra ». Il faut oublier la Jeanne d’Arc à laquelle nous ont habitué les livres d’histoire pour se laisser emporter par une œuvre recelant des pages d’une évidente beauté. Verdi se montre pleinement à la hauteur du surnom que lui donnait le public milanais : « maestro del coro »…


Netrebko Cecconi Meli in Giovanna d Arco


mercredi 1 février 2017

vu à travers le tube (bis encore) @ et le héros sans tâche croule sous les casseroles !


Il est cerné. Il est matraqué. Il est répudié. Fenech, son copain épisodique, appelle publiquement à tourner la page : « Nous ne pouvons pas continuer avec un candidat en extrême difficulté. Je considère que les événements qui viennent de se produire rendent caduques l’élection primaire. » Eric Brunet, le journaliste attitré des LR, se dit consterné. Il dit même avoir pleuré à la lecture du Canard enchaîné de ce matin. Les élus LR viennent se prononcer pour une alternative à sa candidature. Les français ont encore été baisés par ses belles paroles et par l’affirmation de son honnêteté et de son intégrité. Les sommes gagnées - on ne sait trop comment - se comptent par millions et ne cessent de progresser. Français – oui, vous - puisque vous tenez à garder votre Roi, avant d’élire le prochain, vérifiez son compte en banque, le nombre de ses châteaux, de ses bateaux, de ses avions, de ses autos et de ses valets. Si la valeur totale de ses biens dépasse 2 500 euros mensuels, vous pouvez être assurés que votre candidat est un bel enculé. Alors faites comme moi. Restez chez vous et réécoutez la version intégrale en français de Don Carlos de Verdi, vous comprendrez alors que le pouvoir – d’où qu’il vienne – n’est pas compatible avec votre honneur d’être humain.

vendredi 27 janvier 2017

anniversaire @ décès du compositeur italien, giuseppe verdi, il y a 116 ans aujourd’hui















Le 27 janvier 1901, il y a 116 ans aujourd’hui, décédait à Milan le compositeur italien Giuseppe Verdi. Il était âgé de 87 ans. Son œuvre, composée essentiellement d’opéras, unissant le pouvoir mélodique à la profondeur psychologique et légendaire, est l'une des plus importantes de toute l'histoire du théâtre musical. Il est l’un des compositeurs d’opéra italien les plus influents du XIXe siècle, influence comparable à celle de Bellini, Donizetti, Puccini et Rossini. Ses œuvres sont fréquemment jouées dans les opéras du monde entier et, dépassant les frontières du genre, certains de ses thèmes sont depuis longtemps inscrits dans la culture populaire comme « La donna è mobile » de Rigoletto, le « Brindisi » de La traviata, le « Va, pensiero » de Nabucco ou la « Marche triomphale » d'Aida. Les opéras de Verdi dominent encore le répertoire de l'art lyrique un siècle et demi après leur création. Visionnaire et engagé politiquement, il demeure, aux côtés de Garibaldi et Cavour, une figure emblématique du processus de réunification de la péninsule italienne, le Risorgimento

https://fr.wikipedia.org/wiki/Giuseppe_Verdi

Don Carlos, G. Verdi (finale act V)

Peter Konwitschny (regie)
Werner Hintze (dramaturgie)
Johannes Leiacker (Bühne)

Ramón Vargas (D. Carlos)
Iano Tamar (Elisabeth)
Alastair Miles(Philipe II)
Simon Yang (Le grand Inquisiteur)

Chor und Orchester der Wiener Staatsoper
Bertrand de Billy
2004