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vendredi 22 décembre 2017

anniversaire @ le compositeur italien, giacomo puccini, aurait 159 ans aujourd’hui




Le 22 décembre 1858, il y a 159 ans aujourd’hui, naissait à Lucques dans le Grand-duché de Toscane le compositeur italien Giacomo Puccini. Manon Lescaut, La Bohème, Tosca, Madame Butterfly et Turandot sont tous de grands succès. Ils illustrent une maîtrise de l’orchestration exceptionnelle, aux multiples innovations harmoniques, et un langage théâtral profondément original. Ce langage qui contribua au succès de Puccini se rattachait au courant littéraire du vérisme italien, représenté par des compositeurs de la fin du XIXe siècle, comme Mascagni, Leoncavallo ou Franchetti. Puccini échappe pourtant au réalisme tragique du vérisme, grâce à sa passion pour les romantiques comme Alfred de Musset ou Heinrich Heine, mais aussi en raison de sa modernité théâtrale et musicale, illustrée par les chromatismes de Tosca ou les accords impressionnistes de la Houppelande (Il Tabarro) influencés par les audaces de Debussy et de Ravel, et la marque profonde laissée dans son œuvre par Wagner…


"Vissi d'Arte", Opera, Tosca,
Composer, Giacomo Puccini,

Katia Riccarelli, Tosca
Swiss Italian Orchestra,
Bruno Amaducci, conductor,
1980

Giacomo Puccini - Aria of Lauretta from Opera "Gianni Schicchi"
The State Chamber Orchestra "Moscow Virtuosi"
Fabio Mastrangelo, conductor
Alina Yarovaya, soprano

La Boheme (Act III) - Giacomo Puccini
Premiered in 1896

Highlights:
Mimi e tanto malata! (13:35)
Dunque e proprio finita! (20:22)

Starring:
Renata Tebaldi as Mimi
Carlo Bergonzi as Rodolfo
Gianna d'Angelo as Musetta
Ettore Bastianini as Marcello
Attilio d'Orazi as Sergeant
Giorgio Onesti as Customs Officer

Orchestra e coro dell'Accademia Nazionale di Santa Cecilia
Tullio Serafin, cond.
Recorded in 1959



C’est aussi leur anniversaire aujourd’hui :


samedi 24 juin 2017

vu à l'opéra @ deutche oper berlin, un « turandot » spectaculaire et peu orthodoxe !




Le paradoxe du conte c’est qu’il montre ce que nous ne voyons pas et que souvent il conclue par la citation la plus célèbre du monde, un des mensonges les plus grossiers et les plus indécents que je connaisse : «  Ils se marièrent, vécurent heureux toute leur vie et – comble de la mascarade – eurent beaucoup d’enfants ».

Le metteur en scène Lorenzo Fioroni, un homme qui a un talent certain, a tordu le cou au récit de ce « Turandot ». Quel dommage qu’il n’ait pas oser mettre le mot « fin »après la mort de Liù, au moment où cesse la musique de Puccini pour être suivi par un ramassis des thèmes – composés par son élève Alfano - déjà explorer largement au I, au II et au début du III inachevé ! Ce III inachevé est le sombre miroir de la brillance, de la lumière, des fastes du I et du II où ce prince inconnu, pris par je ne sais quelle folie « tombe » - du verbe tomber - amoureux d’un glaçon, une grosse bonne femme hideuse et puante qui depuis plus de 20 000 ans est vierge et refuse tous les zizis. Normal : son aïeule, il y a plus de 200 000 ans s’est faite violée par une brute sans délicatesse et elle a décidée de la venger en faisant trancher la tête à tous les princes qui tenterait de prendre sa main et tout le reste, puisque aucun d’entre eux n’est capable de résoudre les trois énigmes imposées pour être monsieur Turandot. Fioroni a intelligemment traduit ce que Puccini n’aurait pas oser penser : le prince inconnu – on saura en dernière seconde qu’il se nomme Calaf - n’est qu’un intriguant qui veut le pouvoir absolu et qui n’a trouver que ce moyen peu ragoutant, épouser son double, dictateur intraitable qui domine les peuples. L’esclave Liù est sans doute le personnage principal, car elle incarne, la sagesse, la justice, la morale et l’amour sous toutes ses formes. Timur aussi, mais aveugle trop fatigué pour prendre part à la redirection illusoire du monde des humains. Fioroni a donné à ce spectacle grandiose vie et terreur avec une efficacité rare et une écriture d’un relief saisissant. 

Catherine Foster (Turandot), probablement souffrante – je n’ai pas bien compris l’annonce faite en allemand – s’est réservée pour ses aigus et s’en est très bien tirée. Ievgen Orlov (Timur) a été absolument superbe avec une voix pleine et une grande simplicité. Un nom à retenir. Camen Chanev (Calaf) fut un ténor sans exubérance, respectueux de la partition, avec une voix claire, bien placée et toute en nuances. Son « Nessun dorma… » fut comme l’aurait voulu Toscani : respectueux de Puccini, sans effet et totalement intégrer dans le texte. On est loin de la trahison – devenue à la mode – de Pavarotti ! Enfin, le sommet de la distribution, le superbe voix sans faille et touchante de Liù, incarnée par Elena Tsallagova. Une grande dame qui m’a paru bien être au delà des super-vedettes d’aujourd’hui.

Si l’on ajoute des chœurs d’une inégalable beauté, d’une puissance explosive, un orchestre magnifique aux sonorités chatoyantes, debussystes, wagnériennes et chambristes, le tout dirigé par une chef – Alexander Verdernikov – qui avait la partition dans la tête et qui a su obtenir les exigences d’un Toscanini avec la fluidité quasi improvisée d’un Kleiber, je peux dire que le Deutche Oper Berlin est le théâtre qui m’aura donné le plus de bonheur avec l’opéra de Lyon. Si ma santé – aie ! – me le permet, j’espère très vite y retourner…


vendredi 2 juin 2017

vu à travers le tube @ un petit tour au musée des horreurs…


Marianne James
Hier soir, durant mon long zapping habituel, je suis passé une minute – pas plus – sur les « prodiges » de France 2 où triomphe l’hologramme d’Hanouna en plus sirupeux, James. J’ai vu une donzelle de 16 ans, vêtue d’une robe volée dans les sous-sols d’un théâtre du XVIIIe siècle, tenter de pousser la chansonnette sur l’air archi-ultra célèbre de Calaf de « Turandot » de Puccini. Le massacre était à la hauteur de la robe, d’autant que l’air est écrit pour ténor et non pour donzelle aphone et hermétique au texte et à la musique. Honte au professeur de chant de la fille. Honte à la chef(e) d’orchestre qui a cautionné cette trahison. Honte à James qui a déliré sur cette honteuse prestation. Honte à France 2 de concocter de pareilles émissions. Honte à tous ceux qui ont applaudi l’ignoble de l’ignominie ! 


mardi 18 avril 2017

vu à la télé @ arte, « tosca » de giacomo puccini (baden-baden, 17 avril 2017)




Dans la salle, je suppose que c’était magnifique. Vu à la télé, ce fut plus monotone et plus contraignant bien que la mise en scène et la direction d’acteur ne fut pas sans intérêt. J’ai bien aimé cette « Tosca » au siècle d’internet, sans carton-pâte, dominée par une humanité sans démesure et un certain détachement de l’époque des héros romantiques. Et c’est à l’Orchestre Philharmonique de Berlin, dans un legato, une continuité et une interprétation sans enflures et chocs inutiles et à son chef Simon Rattle – qui dirigeait l’œuvre pour la première fois -, que reviendra la Palme d’Or. Magique, bien que, si le parti-pris de la lenteur a sublimer le drame, il a aussi gommé légèrement la puissance du geste et de l’action. Peu importe… c’était trop beau ! Ma surprise fut la fraicheur incomparable du ténor de service, Marcelo Alvarez, qui a été de bout en bout le ténor simple et généreux qui a su projeter sa voix, non pour le public, mais pour magnifier l’art lyrique et donner vie à Mario – aïe Kaufmann mon héros -. C’était bien Marco Vratogna qui a pris l’habit de Scarpia et qui l’a incarné magnifiquement sans se soucier de ses célèbres prédécesseurs. Il reste Kristine Opolais, Tosca, la vedette, qui, si elle ne fait pas oublier Tebaldi ou Price – je déteste tout Calas – est rester dans une simplicité naturelle, une décontraction aérienne et une beauté non pas fatale, mais touchante comme la jeune fille et la mort. Comment oublier sa sublime robe rouge qui traverse la scène et l’écran de bout en bout, de son entrée à sa mort, fil rouge du chef-d’œuvre de Puccini ?


lundi 17 avril 2017

opéra télé @ arte, 20h50, « tosca » opéra de giacomo puccini (baden-baden, léger différé)


Baden-Baden, Germany. 2nd Apr, 2017. Kristine Opolais as Tosca performs


Arte, 20h50
Festival de Pâques de Badeb-Baden

Giacomo Puccini, Tosca

·  Kristine Opolais - Floria Tosca
·  Marcelo Alvarez - Mario Cavaradossi
·  Marco Vratogna - Baron Scarpia
·  Peter Rose - Il Sagrestano
·  Alexander Tsymbalyuk - Cesare Angelotti
·  Peter Tantsits - Spoletto
·  Douglas Williams - Sciarrone
·  Walter Fink - Un carceriere

Philharmonia Chor Wien, Cantus Juvenum Karlsruhe
Berliner Philharmoniker
Sir Simon Rattle, direction

Diffusé en « léger différé » du Festival de Pâques de Baden-Baden

Pour Opolais et Rattle à la tête du Philharmonique de Berlin. Télérama annonce Nikitin dans le rôle de Scarpia. Arte mentionne Vratogna…

Soprano Kristine Opolais, Scarpia - Stephen Kechulius. Greek National Opera, Athens 2007.


vendredi 17 février 2017

création @ 17 février 1904, « madama butterfly », opéra de giacomo puccini




Le 17 février 1904, il y a 113 ans aujourd’hui, était créé à la Scala de Milan, «  Madama Butterfly », opéra de Giacomo Puccini. Après les succès retentissants de La Bohème (1896) et de Tosca (1900), Puccini s’attendait à un accueil favorable. Mais la première représentation le 17 février 1904 à la Scala de Milan est un fiasco qui fera date15, les sifflets et moqueries ayant commencé dès le lever de rideau. De minutieuses répétitions de l'ouvrage avaient pourtant été dirigées par l'éminent maestro Cleofonte Campanini (it), avec une distribution incluant le soprano Rosina Storchio dans le rôle de Cio-Cio-San, le ténor Giovanni Zenatello dans celui de Pinkerton, le baryton Giuseppe De Luca dans le rôle de Sharpless et le mezzo-soprano Giuseppina Gianonia dans celui de Suzuki. Sous la régie de Tito II Ricordi, la mise en scène avait été confiée à Adolfo Hohenstein, qui dessine l'affiche de 1904 illustrant cet article, les décors à Lucien Jusseaume, Vittorio Rota et Carlo Songa16, les costumes à Giuseppe Palanti…


Teatro La Fenice - Stagione lirica 2015/2016
Madama Butterfly (Atto 2, Parte 1)

cast

Cio-Cio-San ⎮ Vittoria Yeo
Suzuki ⎮ Manuela Custer
F. B. Pinkerton ⎮ Vincenzo Costanzo
Kate Pinkerton ⎮ Julie Mellor
Sharpless ⎮ Luca Grassi
Goro ⎮ Luca Casalin
Il principe Yamadori ⎮ William Corrò
Lo zio bonzo ⎮ Cristian Saitta

direttore ⎮ Myung-Whun Chung
regia ⎮ Àlex Rigola
scene e costumi ⎮ Mariko Mori
light designer ⎮ Albert Faura

Orchestra e Coro del Teatro La Fenice
Maestro del Coro
⎮ Claudio Marino Moretti


mercredi 1 février 2017

création @ l’opéra de giacomo puccini, « la bohème « a été joué pour la première fois il y a 120 ans aujourd’hui
























Le 1e février 1896, il y a 120 ans aujourd’hui, était créé à Turin, sous la direction d’Arturo Toscanini, « La Bohème », opéra de Giacomo Puccini. Un ton, un rythme, des répliques qui fusent, des airs de pure volupté, un orchestre qui scintille et se love dans les voix : ce sont, jetées avec un sens de l’invention et de la concision extraordinaire, quelques-unes des formules géniales de Puccini qui courent d’un bout à l’autre de l’opéra…


Giacomo Puccini - "La Bohème" Salzburg (02.08.2012). Anna Netrebko - Mimì. Piotr Beczala - Rodolfo. Nino Machaidze - Musetta. Massimo Cavalletti - Marcello. The Vienna Philharmonic Orchestra. Conductor - Daniele Gatti.