Regarder l’autre, son
geste répétitif, son regard flottant, les brisures de son corps et découvrir
qu’il n’y a pas d’illusion d’optique. L’habileté du transfert, image
fondue-enchaînée et recomposée, terrifie par la découverte du côté, pas
l’autre, du miroir brisé. Le tu est indiciblement le je. La conjugaison bafouée
n’a plus de corps ni de pieds…
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vendredi 8 décembre 2017
mardi 21 novembre 2017
vu à travers le tube @ la question est dans la réponse…
La question est de savoir s’il est
nécessaire de vivre en société. Si oui, de savoir s’il faut créer des lois –
contraignantes et anti-libertés obligatoirement – pour son bon fonctionnement,
de savoir s’il faut des Rois-dictateurs pour la régenter et des conventions de
toutes sortent pour calmer les ardeurs et châtier les innocents. Moi, je suis
certain que la société est le malheur de l’homme, l’origine de sa destruction
et les liens aux chevilles qui l’empêche d’avancer. L’homme est né pour être
seul afin de garder sa liberté de pensée, pensée forgée au fils du temps en
observant et disséquant les pensées des gens qu’il côtoie – ignorants ou
savants – et qu’il ne fréquente pas. Colombo avance parce que sa pensée est
issue des ses pieds qu’il garde fortement posés sur la terre. L’agent Cooper
avance encore plus vite parce que sa pensée est issue de ses pieds qui collent
à la terre et qui, parallèlement, sont plongés sous cette même terre et observent les
forces souterraines auxquelles on ne peut échapper. Ils sont, sans doute, les
deux meilleurs flics-observateurs-enquêteurs que je connaisse. Et je remarque
que dans leurs démarches il n’y a pas de Dieux. Et c’est bien normal puisque
Dieu n’existe pas. L’homme se trompe parce qu’il ne cherche pas où il devrait
chercher. L’homme est ignorant parce qu’on ne lui enseigne que les matières
inutiles pour qu’il en fasse une priorité afin d’ignorer l’essentiel qui est
d’apprendre sa propre identité. C’est pourquoi il est esclave de tout ce qui
bouge et de tout ce qui ne bouge pas et que dépendant il est né, dépendant il
restera. Et s’il n’a pas la chance d’être Columbo-Cooper, il a encore la
possibilité de rencontrer Freud. Qu’il se dépêche parce que les dictatures
florissantes, très bientôt, il sera brûlé sur le bûcher et sur la place
publique.
jeudi 7 septembre 2017
vu à travers le tube @ la cabane au fond des bois…
Hier, « 28 Minutes »,
l’excellente émission d’Elisabeth Quin sur Arte, recevait Sylvain Tesson et
Michel Onfray, ce qu’on appelle des philosophes. Si le premier s’est
soigneusement respecté en allant vivre plusieurs mois, seul et démuni, dans une
cabane au fond des bois afin d’illustrer sa conception du philosophe qui joint
l‘acte à la parole, le deuxième n’a pas quitté Paris et n’a pas manqué de
répéter – ce qu’il répète inlassablement et sur tous des plateaux de télévision
- que notre siècle ne compte que deux philosophes authentiques : lui, en
premier, et Tesson, en second, cela va de soi. Et moi alors ? Moi aussi je
pense et je réfléchis. Moi aussi j’écris des choses incompréhensibles et tous
les jours et tous les jours ici. Mais moi, je ne suis pas dans le circuit. On
ne m’invite pas à la télé. Ce que j’aime tout de même chez Tesson, c’est sa
casquette. Ce que j’aime par contre chez Onfray, c’est rien. Oui, rien. Je ne
supporte pas cet homme qui ne transpire que le mépris pour tout ce qui ne s’appelle
pas Onfray. Et je ne pourrais jamais écrire le moindre mot aimable sur un homme
qui a fait fortune en scribouillant des milliers de lignes pour injurier un des
plus grands cerveaux de l’humanité : Siegmund Freud.
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