Twin Peaks,
nº1 de notre Top Ten des meilleurs films à l’unanimité, est l’événement le plus
important de la décennie. Il est possible qu’il remplace dans les cœurs le
premier Twin Peaks et Mulholland Drive. L’effort surhumain de David Lynch
donne naissance à «un film» de
18 heures, selon ses propres mots, un film morcelé en différentes parties
prenant l’apparence d’une série divisée en épisodes. Indifféremment série et
film, la transmutation opérée par Twin Peaks
aura été de transformer notre salon en salle, de nous projeter dans un espace
de silence, de créer comme une grotte autour de nous. Même vu sur un portable,
la bombe atomique de l’épisode 8 aspirait tout…
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jeudi 14 décembre 2017
lundi 4 décembre 2017
le puits au fond du jardin @ où l’on en redemande pour faire fructifier la tare…
Le pire navet de l’histoire
du cinéma a trouvé son bonheur hier soir sur TF1. « Cinquante nuances de
Grey », film porno pour école maternelle a été projeté dans sa version
censurée et a fait de la chaîne la première en audience avec 22,8% d’abrutis
qui n’ont même pas pu voir les scènes de cul pour adultes attardés. Il faudrait
savoir ! Combien de truies étaient-elles devant leur télé pour espérer le
frisson que leur porc est incapable de leur donner ?
mercredi 8 novembre 2017
vu à travers le tube @ hulot et hulot, dr jekill et mr hyde !
Hulot recule. Hulot se
déstabilise. Hulot démissionne. Hulot trahit. Hulot cherche la porte de sortie.
Je ne parle pas de Monsieur Hulot, le génie de la politique montrée à l’écran,
mais du petit Nicolas qui, je ne sais pourquoi, est tant aimé par les naïfs. Il
est entré à la cour pour cautionner le Roi et rien de plus. Il savait en
acceptant d’être ministre qu’il ne serait qu’un paravent. Qui peut croire
aujourd’hui que des mesures écologiques sont possibles pour enrayer l’agonie de
la planète qui s’avère de plus en plus dangereuse pour l’humain. Il ne peut y
avoir de retour en arrière quand la machine n’a plus de freins. Et commence à
s’ajouter à la migration pour fuir les tyrans et les guerres, la migration
climatique qui va déplacer la moitié du monde vers les mêmes points qui
eux-mêmes finiront dans la désintégration la plus absolue. Ce drame inhumain
est l’œuvre de l’homme qui croit encore en des Dieux fallacieux et en des héros
mythologiques et wagnériens. L’homme a toujours été un grand malade pervers et
il n’a jamais voulu le voir, parce que jamais il n’a osé se regarder dans son
miroir. Il faut toujours payer sa dette. Le moment semble venu. Et si personne
ne me croit, c’est que la pulsion naturelle de la créature humaine, c’est
d’être dans le déni pour échapper à la peur. Plus aucun espoir n’est possible
alors que si, au lieu d’acclamer les Rois, vous aviez fréquenté Freud…
jeudi 12 octobre 2017
vu à travers le tube @ pour vivre heureux, vivons cachés !
Ce matin, l’histoire est le conte de
fée-réalité par où passe toujours sans le vouloir – c’est évident – beaucoup de
ces gens – des femmes jeunes principalement mais aussi beaucoup de jeunes hommes
- avec où sans talent pour construire leur avenir radieux illuminé par les
projecteurs de la célébrité et du monde crasseux des lieux secrets des grands
poisseux fricards et pervers qui mènent le monde par le bout du nez. Et
certaines, depuis peu de jours racontent, parlent aux radios et télés, inondent
les médias de leurs aventures rocambolesques sexuelles avec un gros porc qui
les a portées à l’écran sous condition. Pour beaucoup d’entres-elles, elles
savaient. Et pourtant elles y sont allées. C’est terrible ce rapport éternel de
la réussite et du sexe, d’autant que les baisés ce ne sont que les fans des
soi-disant vedettes, stars flamboyantes qui ne seraient rien sans ces malades
de la violence sexuelle qui sont connus de tous mais qu’on ne peux toucher
parce que le réseau est immense et que beaucoup pourraient tomber et que, surtout
peut-être, l’économie de la profession, voir du pays, risquerait fort d’y
perdre quelques plumes.
Je compatis mesdames et je ne compatis pas vraiment parce que les responsabilités sont de chaque côté à 100%, et de plus, ce n’est pas mon problème, moi qui ne croit pas aux paillettes même obtenues par le sexe. Et je vous rappelle, si vous le permettez : « Pour vivre heureux, vivons cachés ! ».
lundi 11 septembre 2017
le puits au fond du jardin @ la boîte qui est dans la boîte...
La
boîte qui est dans la boite qui est dans la boîte qui est dans la boîte qui est
dans la boîte qui est dans la boîte qui est dans la boîte qui est dans la boîte
qui est dans la boîte qui est dans la boîte qui est dans la boîte qui est dans
la boîte qui est dans la boîte qui est dans la boîte qui est dans la boîte qui
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la boîte contient une mouche crevée.
lundi 7 août 2017
le puits au fond du jardin @ en équilibre…
J’ai vu un homme aux jambes déconnectées, ronger sa haine en fauteuil roulant. D’acteur il est passé spectateur ne pouvant jouir de son métier que par la pensée. J’ai vu une femme travailler, par convention dans une multinationale qui trompe ses clients, parce que le mari et les enfants ne lui ont pas laissé le choix. L’homme vit sa vie détruite par son accident dû à sa profession ; la femme vit la sienne qui n’est pas, parce qu’on lui a dit : « Maries-toi et fait des enfants ! ». Tous deux se sont rencontrés parce que lui doit être indemnisé et qu’elle, elle doit l’indemniser. Ces deux êtres qui parcouraient un chemin semblable, celui du déni et du mensonge, et volontaire et non consentit, ont appris ensemble à se dépasser et à se réaliser, lui en reprenant ses compétition sur son cheval, elle en jouant ses doigts sur un clavier…
dimanche 30 juillet 2017
vu à travers le tube @ columbo ce héros…
A la télé, il y a des soirées comme ça,
des soirées de grâce avec des images simples qui passent aisément l’épreuve du
temps et si aisément que je n’ai pas encore vu faire mieux. L’hideux Besson
devrait aller se cacher. TV Breizh proposait – comme elle le fait depuis des
décennies – un épisode de Columbo, l’inspecteur à l’imperméable troué, à la
Peugeot déglinguée, au chien trop gros pour se déplacer, à l’épouse invisible
qui crève l’écran et au cerveau d’une implacable logique qui se fait un plaisir
à faire croire que l’on croit ce qu’on ne peut croire parce que ce n’est pas
croyable qu’il ait pu penser autrement. Hier, c’était – non pas que les autres
enquêtes soient inférieures – un pur chef-d’œuvre : « Le meurtre
aux deux visages » avec une époustouflante Faye Dunaway, épisode dont
Peter Falk – notre inspecteur – a écrit lui-même le scénario. Le lien
indicible, graduel, passionnel qui se construit entre la criminelle et le
policier, le visage de Columbo quand Faye perdue et condamnée
lâche : « C’est ma fille ! ». L’humanité de
l’inspecteur devant cette loi qu’il ne
peut contourner et la scène finale qui grave le drame dans le marbre pour
l’éternité par la pirouette de l’imprévisible inspecteur qui, avant de passer à
une autre affaire, dit à son copain bistrotier : « Je vais
ou ? Mais je vais chercher ma femme. On est Jeudi, c’est notre soirée bowling !... »
Merveilleux !
vendredi 28 juillet 2017
vu à travers le tube @ le danger de sortir de l’écran…
On nous dit que prendre la route
aujourd’hui serait de la folie. On nous le dit depuis plusieurs jours comme on nous le dit chaque année en cette
période migratoire qui envoie la partie de la population qui en a les moyens,
faire trempette et bronzage en groupes confinés, à cheval les uns sur les
autres, sur les plages de France. Ce matin, à la première heure, les bouchons
étaient déjà formés. Les conseils n’y font rien. Coûte que coûte, il ne faut
pas manquer une minute de cette péripétie annuelle qui oblige à mêler sa sueur
dans les trains où piquer une crise de nerfs dans sa boite de conserve en
s’obligeant – très difficile pourtant – à supporter conjoint et marmots plus
que chiants.
Ce que ces voyageurs impertinents ne comprennent pas, c’est que cette épopée n’a rien de salvatrice. Elle vide le porte-monnaie et met les nerfs à vif. Ils feraient mieux d’utiliser leur temps libre à chercher leur image dans le miroir et à se demander pourquoi ils ont toujours le besoin de sortir de l’écran alors que de l’autre côté du cadre le danger est permanent. Avez-vous déjà vu un film projeté hors de son écran, hors de ses limites ?
mercredi 26 juillet 2017
vu à travers le tube @ dumont plutôt que besson !
![]() |
| Bruno Dumont, La vie de Jésus (1996) |
Je n’ai jamais aimé Luc Besson, ni le
personnage ni ses films, ni son cinéma sans son ni images. Est-il nécessaire de
dépenser 180 000 millions d’euros pour faire un bon film ? Est-il
nécessaire d’y travailler 3 ans pour y placer 2 700 effets spéciaux ? Je
viens de revoir à la télé « La Vie de Jésus » de Bruno Dumont.
Comme « L’humanité » ou « Ma Loute », j’ai été fasciné par
la splendeur de sa simplicité, de ses plans fixes, de ses gueules pas-bien-comme-il-faut
et de sa vision du monde réel, extra-lucide. Non, la beauté, l’espérance, l’art,
la raison de vivre, ne peuvent être dans le fric à profusion. Le cinéma, ce n’est
que le regard d’un homme sur le visage d’un humain qui cherche, trouve… ou ne
trouve pas. Rien d’autre…
lundi 24 juillet 2017
cinéma @ « l’empire des sens », le chef d’œuvre de nagisa oshima…
Désir féminin, antimilitarisme,
rapports sexuels non simulés, érotisme magnifié… Quarante deux ans après son
tournage semi-clandestin, le film de Nagisa Oshima inspiré d’un fait divers est
toujours en partie censuré Japon. Il est en revanche à (re)voir dans les salles
françaises…
dimanche 23 juillet 2017
jeudi 20 juillet 2017
lundi 5 juin 2017
vu à travers le tube @ l’inhumaine humanité…
Depuis quelques jours le DVD trainait
sur la table devant ma télé. Hier, je me suis enfin décidé. J’ai regardé
« L’Humanité » de Bruno Dumont, un de ses films que je ne connaissais
pas. C’est parce que, ce matin, ma tête est trop pleine de cette humanité trop
complexe pour être confiée à l’homme, trop suffocante pour pouvoir respirer,
trop agressive pour voir la lumière, inhumaine pour pouvoir regarder le monde,
que je ne peux libérer mon esprit et raconter, ici, les derniers délits de
l’enfant-Roi, Roi Macron. Dumont est un visionnaire. Son monde est le monde
réel, celui que nous sommes incapables de voir parce que la société, la
famille, la religion, les conventions, les directives, nous interdisent de
vivre.
Dumont, une fois encore m’a redonné
espoir. La vie c’est tout, sauf ce que nous vivons. La vie ce n’est pas les
lumières de la gloire ou de l’or. C’est le noir des plaines arides, du vent
arrogant, des femmes et des hommes qui pensent si fort à leur condition
misérable que pas un mot ne peut sortir de leur bouche. Mais leur regard !
Leur regard…
lundi 8 mai 2017
le puits au fond du jardin @ roi macron… ma loute !
![]() |
| Bruno Dumont, Ma Loute |
Je ne crois pas au hasard et
pourtant… Hier, vers 16h30, connaissant le résultat assuré – à un ou deux
points près – de l’élection royale, grâce à RTBF, ma compagne passant devant
chez moi et ayant eu l’idée de s’arrêter, nous décidâmes de reposer notre esprit
fatigué par cette putain de campagne électorale monarchique et de regarder un
film – un DVD -. Et comme, sur la petite table devant le canapé face à la télé,
traînait « Ma Loute », un film rigolo – hum ! – de Bruno Dumont
- cinéaste dont le talent est immense et beaucoup plus – nous nous sommes dit
pourquoi pas celui-là plutôt qu’un autre ? Fabuleux !
Transcendant ! Renversant ! Apocalyptique ! Suite logique de
« P’tit Quinquin », « Ma Loute » est l’illustration et la
description du monde que Macron va accélérer. La guerre entre les riches et les
pauvres. Et quand j’ai vu la scène ignoble, en direct du Louvre, de Roi Macron
nous présenter sa femme, ses filles ses petits enfants, ses cousins, ses
cousines, ses tantes, ses oncles et son jardinier – le monsieur en salopette
avec un casquette - , j’ai revu les scènes du film où la bourgeoisie puante et
pourrie est mise à nue sans concessions. Si voulez connaître votre avenir avec Roi
Macron, voyez ou revoyez le film, achetez le DVD – 2, 50 euros chez Price
Minister – et visualisez-en toutes les scènes à longueur de journées. La
perversion, le mensonge, l’inceste, la folie, la naïveté, la connerie, la
monstruosité… tout y est. Tous ce que vous voulez dans votre société…
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