Dans cette série télévisée, Lynch s’est
résumé. « Twin Peaks » n’est que le long cheminement d’une analyse
freudienne – au même titre que « Le Ring » de Richard Wagner – où
Cooper trouvera – au bout du chemin - la porte qui ouvre sur son inconscient
dans lequel il retrouvera tous les démons qui ont hanté ses rêves. Un il est
entré, deux il en ressortira… C’est la femme à la bûche qui le
dit : « On est un quand on est dans l’ignorance. On est deux
quand on apprend. Et c’est quand on sera tous, qu’on sera un… » La vie c’est
l’aventure de la pensée. L’aventure de la pensée c’était Freud, Hitchcock et
Wagner, avant que Lynch ne vienne les complèter. Tous les restes ne sont rien…
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mardi 5 décembre 2017
dimanche 12 novembre 2017
vu à travers le tube @ rien… rien ce matin…
Rien ce matin… rien… que des
riens… je ne trouve pas le sujet qui pourrait satisfaire ma défiance envers ce
monde auquel je m’efforce de tourner le dos parce que sa vision m’insupporte et
me donne des nausées. Je voudrais encore dire ma haine pour ce Roi que vous
avez choisi parce que votre conscience est éteinte puisque, jamais, elle ne
s’est allumée. Ce n’est pas donné à tout le monde d’avoir une conscience
éveillée. Pour qu’elle ne soit pas dans le sommeil perpétuel, il faut beaucoup
travailler et beaucoup fuir ou rejeter les mots et les paroles qui ne viennent
pas de nous, les belles citations des poètes et des philosophes, la totalité du
verbiage de la bête immonde politique. Il faut la connaissance à condition de
savoir l’ignorer. Apprendre à ingurgiter puis apprendre à rejeter. Mon
professeur regretté d’écriture, Charles Montaland, me
disait : « Attention ! Pas deux quintes de suite, pas de
fausses relations de triton… » et beaucoup d’autres interdictions. Et il
rajoutait : « C’est à cette seule condition que vous gagnerez
votre liberté d’écriture et que devenu maître de votre main, vous magnifierez
toutes les interdictions ! » Et qu’est-ce qu’il avait raison !
Pour être libre il faut savoir et oublier nos connaissances pour rejoindre nos
fondamentales qui sont la seule et unique expression de notre liberté. L’homme
social a oublié les règles. A force de feindre il est devenu menteur et
insignifiant. Pour preuve, il vote sans savoir que le vote est truqué et il ne
sait même pas que nommer un Roi c’est offrir sa tête à l’échafaud. Il n’y a
plus de solution. Le monde est taré. Et l’homme qui ne veut pas vivre libre est
brisé par cette situation. Je suis heureux de partir pour le néant que j’ai
connu avant que la femme infâme me ponde sans mon autorisation. Je suis heureux
de quitter ce monde même si c’est lui qui m’a fait connaître Freud, Wagner,
Hitchcock et Lynch, les seules pensées qui auraient pu rendre à l’homme sa
dignité s’il ne s’était pas laissé happé par les veuleries de la société.
dimanche 8 octobre 2017
vu et entendu au concert @ le vide à l’orchestre national de lyon
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| Quelques minutes avant le concert... |
Samedi 7 octobre 2017, 18h
Auditorium-Orchestre national
de Lyon
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Wolfgang Amadeus Mozart Symphonie n° 40, en sol mineur, KV
550
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Giuseppe Verdi Credo de Iago «Credo in un Dio
crudel», extrait d’Otello
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Giuseppe Verdi Monologue de l’honneur «L’onore !
Ladri !», extrait de Falstaff
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Richard Wagner Siegfried-Idyll
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Richard Wagner Adieux de Wotan «Leb’ wohl, du
kühnes, herrliches Kind» et Enchantement du feu, extraits de La Walkyrie
Bryn Terfel , baryton-basse
Orchestre national de Lyon
Lahav Shani, direction
Le
vide… c’est l’impression qui me reste ce matin et peu d’autres choses
étonnantes.
Que
venait faire dans ce programme Verdi/Wagner, cette symphonie de Mozart qui,
bien qu’elle soit la célèbre 40 en sol mineur, a été jouée proprement, dans
le respect de partition de l’éditeur ? Mais il a été difficile de savoir
ce que voulait le chef. Style baroque, style classique, style romantique,
style coup de point ? Je crois bien qu’il ne voulait rien, et Mozart
n’en est pas sorti grandi. Et l’ennui a fait son apparition…
Que
venait faire ce supposé immense et grandiose baryton-basse, sinon de la
figuration, puisque je ne l’ai pas entendu et qu’il a persisté à
« chanter » - je dirais plutôt vociférer – pour les places numéros
impairs alors que j’étais du côté pair ? Iago ce ne peut être que des
cris effrayants, c’est surtout la perversité susurrée, entrecoupée d’éclairs
fulgurants. Falstaff, ce n’est pas un comique de cirque. C’est une énorme
corpulence qui souffre de ne pouvoir séduire les femmes. C’est un frère du
clown triste et non pas un bonhomme qui s’en fout et qui chante à tue-tête
parce qu’il est bien payé, ici à tue-tête dans le silence de sa voix parce
que couvert sans cesse par la tonitruance superbe de l’orchestre.
Pourquoi le jeune chef – il y a plus jeune – a-t-il dirigé – assez bien – sans se poser la question de l’équilibre sonore qui hier était totalement absent. Depuis le départ de Jun Märkl, l’orchestre est devenu transparent, sans expression, sans vie, sans âme, sans personnalité, surtout et avant tout chez les cordes qui se sont laisser complètement bouffer par l’incroyable virtuosité et musicalité des bois et des cuivres. Ce sont des supers champions qui ravagent tout en jouant et je me sens obligé de mentionner l’inégalable jeu technique et l’incroyable beauté sonore de la nouvelle jeune « Première hautbois solo ». L’Orchestre national de Lyon se doit d’avoir un chef permanent, un grand, un solide, un révolutionnaire qui puisse en réveiller certains. Je ne sais pas si une nomination est bientôt effective, mais je sais qu’il est temps d’oublier l’ère Statkin…
Hervé
Gallien
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vendredi 6 octobre 2017
samedi 7 octobre 2017, lahav shani dirige l’orchestre national de lyon, avec bryn terfel (baryton-basse)
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Wolfgang Amadeus Mozart Symphonie n° 40, en sol mineur, KV
550
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Giuseppe Verdi Credo de Iago «Credo in un Dio
crudel», extrait d’Otello
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Giuseppe Verdi Monologue de l’honneur «L’onore !
Ladri !», extrait de Falstaff
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Richard Wagner Siegfried-Idyll
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Richard Wagner Adieux de Wotan «Leb’ wohl, du
kühnes, herrliches Kind» et Enchantement du feu, extraits de La Walkyrie
Bryn Terfel
, baryton-basse
Orchestre national de Lyon
Lahav
Shani, direction
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jeudi 14 septembre 2017
vu à travers le tube @ l’arbre qui cache la forêt…
Et voilà qu’encore on nous
les casse avec les jeux du cirque de l’Olympe qui vont encore faire un trou
dans la caisse publique et qui sont un mesquin et nullissime prétexte pour
cacher ce qui fâche et envoie d’innombrables innocents au cimetière. Pourquoi la
presse ne parle-t-elle pas avec autant d’enthousiasme de la misère dans
laquelle l’enfant-Roi, Roi de France, Roi Macron, robot stérile et indécent,
plonge son peuple dans la misère ? La fin de vie des communes, la mort des
retraités, le retour de l’esclavagisme au travail, la perte des acquis sociaux,
le luxe impudique pour ne pas dire pornographique qu’entretient et développe
l’enfant avec la complicité et le soutient des voleurs-violeurs qui dirigent le
monde par le pouvoir de leur fric, ne seraient –ils pas un sujet aussi noble
que la frime des gladiateurs qui ne savent que montrer leurs muscles éclatants
de débilité ?
Je persiste et signe. Relisez
Le Ring du géant de l’opéra Richard Wagner ou ré-visionnez Twin Peaks du géant
du cinéma – avec Hitchcock et Dumont -, David Lynch. Ils ont tout écrit. Ils
ont tout dit. Votre vie est inscrite dans leurs contes tristes d’une
époustouflante réalité.
vendredi 1 septembre 2017
vu à travers le tube @ jupiter disparaît… alberich apparaît !
Je sais bien que je vous saoule tous
les matins avec mon accolade répétitive d’attributs réels et sensés : «
L’enfant-Roi, Roi de France, Roi Macron,
Jupiter… ». Et bien, soyez content. L’actualité m’oblige à supprimer Jupiter,
puisque l’enfant gâté, capricieux et odieux, a dit lui-même qu’il s’était trompé quand il s’était nommé Jupiter.
Il n’a pas dit comment maintenant il va se nommer. Alors, ayant rencontrer dans
ma longue vie beaucoup de gens de caractère, je lui suggère de prendre le nom
du nain de race noire, bossu, hideux et terrifiant, le Dieu souverain du
peuple-esclaves du centre de la terre, qui oblige ses godillots à extraire sous
les coups du fouet et sans un seul jour de congés, l’or des mines englouties
dans les nuits éternelles. Il pourra ainsi désormais se nommer Alberich et
triompher sur la planète s’il vient à bout de ses ennemis.
Si vous ne connaissez pas Alberich, courez écouter et voir à l’opéra, Le Ring de Richard Wagner. Vous découvrirez un maître-Dieu dictateur et tyrannique et tous ses satellites ainsi que la carte du monde dans son parcours de vie qui ressemble étrangement aux nôtres : l’illusion, la vanité, le mensonge, l’inutilité, le terrassement des Dieux et des Hommes, parce qu’il n’ont pas vu ce qu’il fallait regarder pour grandir et devenir l’adulte conscient capable d’inventer la démocratie.
dimanche 13 août 2017
anniversaire @ 13 août 1876, inauguration du premier festival de bayreuth, il y a 141 ans aujourd’hui
Le 13 août 1876, il y a 141
ans aujourd’hui, était inauguré, en présence de Guillaume 1e
d’Allemagne et de Louis II de Bavière, le
premier Festival de Bayreuth avec la représentation de L’Or du Rhin, prologue au 3 journées de L’Anneau du Nibelung, opéra de Richard Wagner. Le festival de Bayreuth (Bayreuther Festspiele)
est un festival d'opéra fondé en 1876 par Richard
Wagner et consacré à l'exécution de ses dix principaux opéras. Il se tient
chaque été au Palais des festivals
(Festspielhaus) de Bayreuth, en Bavière, un
théâtre conçu par Wagner pour pouvoir réaliser sa conception particulière de
l'ouvrage lyrique comme « œuvre d'art totale »…
Wagner, Der Ring des Nibelungen
Das Rheingold, Bayreuther Festspiele
Barenboim, Kupfer
mercredi 26 juillet 2017
création @ 26 juillet 1882, « parsifal », opéra de richard wagner
![]() |
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Wagner, Parsifal
Acte II, Opéra de Lyon
|
Le 26 juillet 1882, il y a
135 ans aujourd’hui, était créé au festival de Bayreuth, « Parsifal », opéra de Richard Wagner. Pendant les vingt premières années de son existence, les
seules représentations de Parsifal (à l'exception des huit
représentations privées pour Louis II à Munich en 1884 et 1885) ont eu lieu
dans le Festspielhaus de Bayreuth, le théâtre que Wagner avait conçu pour
l'opéra. Wagner avait deux raisons de vouloir garder Parsifal exclusivement
pour la scène de Bayreuth. Tout d'abord, il voulait éviter qu'il ne devienne un
«simple divertissement» pour un simple public d'opéra. C'est seulement à
Bayreuth que sa dernière œuvre pourrait être présentée de la manière envisagée
par lui - une tradition maintenue par son épouse, Cosima, longtemps après sa
mort. Deuxièmement, il a pensé que l'opéra serait une source de revenus pour sa
famille après sa mort si Bayreuth avait le monopole sur ses représentations…
PARSIFAL
Composed by Richard Wagner, 1882
Berlin State Opera, 1992
Kundry - Waltraud Meier
Parsifal - Poul Elming
Conducted by Daniel Barenboim
Staging by Harry Kupfer
Composed by Richard Wagner, 1882
Berlin State Opera, 1992
Kundry - Waltraud Meier
Parsifal - Poul Elming
Conducted by Daniel Barenboim
Staging by Harry Kupfer
jeudi 20 juillet 2017
opéra @ une tétralogie à na pas manquer...
Prémice d’un nouveau Ring de Wagner à l’Oper am Rhein, le prologue L’Or du Rhin, dirigé par Axel Kober à Düsseldorf, montre toute la culture du son acquise par le chef depuis que celui-ci est passé par la fosse de Bayreuth, avec un orchestre parfaitement au point dès la fin du prélude orchestral. La mise en scène de Dietrich W. Hilsdorf transpose l’action dans l’Amérique du Far West, quand la distribution bénéficie de l’excellente prise de rôle de Simon Neal en Wotan et d’un Alberich efficace de Michael Kraus, en plus de trois superbes Filles du Rhin..
samedi 1 juillet 2017
vu à travers le tube @ l’avènement des ignorants !
Bruno Le Maire a déclaré – aux
Etats-Unis, chez le psychopathe - que si l’enfant-Roi, Roi Macron, Roi de
France était Jupiter, lui était Hermès. C’est grave. Vouloir contredire Richard Wagner
- lui qui a mis en mots et en notes de musique « Le Crépuscule des
Dieux » et la fin de l’homme - est un signe de démence absolue. Wagner
savait. Le Maire ignore. Les votants se sont fourrés le doigt dans le
cul !
lundi 26 juin 2017
création @ 26 juin 1870, « la walkyrie », opéra de richard wagner, il y a 147 ans aujourd’hui
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Bayreuth 1900. La Walkyrie, acte III, le groupe des
Walkyries : Mlles Adrienne Osborne, Johanna Dietz, Louise Reuss-Belce, Ernestine Schumann-Heinck, Else Breuer, ... |
Le 26 juin 1870, il y a 147 ans aujourd’hui, était créé à Munich, « La Walkyrie », opéra – deuxième journée de l’Anneau du Nibelung – de Richard Wagner. Le livret est rédigé par Richard Wagner entre 1851 et 1853 et la musique composée entre 1854 et 1856. On retrouve dans le livret de nombreuses références aux mythologies germanique et nordique qui sont les principales sources d'inspiration du Ring. La musique est caractérisée par la présence de leitmotive, des petits motifs conducteurs courts, souples et sensibles déterminant les caractères de chacun des personnages de l'œuvre et réapparaissant à chacune de leur apparition. Cet opéra est considéré comme le plus lyrique et le plus humain des quatre journées de la Tétralogie. On y retrouve de nombreux thèmes, dont la célèbre chevauchée des Walkyries (Acte III, Scène 1)…
https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Walkyrie
Wagner - Die Walkure, Wotan's farewell (Leb wohl)
Boulez, Bayreuth –
Wotan: Donald McIntyre
Brunhilde: Gwyneth Jones
Conducted by Pierre Boulez
Orchester der Bayreuther Festspiele (1976)
jeudi 4 mai 2017
vu à travers le tube @ à peine terminé, on recommence…
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| Boite à chaussure sans pénis ni vagin |
Comme il n’a ni pénis ni
vagin, la cour de Cassation lui refuse la mention « neutre ». Voilà
le résultat de la cécité, de l’incompétence et de la malhonnêteté. Comme il n’a
pas de pénis et elle pas de vagin – comme tous leurs prédécesseurs – je refuse
de leur apporter ma voix pour accéder au trône du Roi, d’abord parce qu’il est
inadmissible que la France ait un Roi en 2017 alors qu’en 1789 on lui a coupé
la tête, ensuite parce que ces deux menteurs concours pour asservir le peuple,
le mettre au garde-à-vous et à genoux.
Bref, ce long passage dans
l’horreur se termine dimanche soir avec l’intronisation du nouveau Roi, un
jeunot fricard et sans cœur qui va continuer et amplifier la dictature de son
père, Roi François. Et nous n’avons rien à dire parce prendre le pouvoir avec moins
de 24,01% (ne sont pas comptabilisés les bulletins blanc) de voix est jugé
normal dans notre monarchie totalitaire.
Hier, j’ai acheté des
fortifiants en sirop et en comprimés effervescents parce qu’il va falloir que
j’ai la force de m’attaquer dès lundi matin à la composition du conseil des
ministres qui va revoir les vieux barbots de la politique et puis ensuite aux
législatives qui vont remettre en place la salutaire cohabitation. Mais quand
donc vais-je enfin pourvoir respirer et consacrer mon tube aux valeurs sûres de
cette terre que sont Freud, Wagner, Hitchcock… et Wang ?
jeudi 13 avril 2017
vu à travers le tube @ ça passe ou ça casse… ça ne passera pas !
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| Opéra de Lyon, Tristan et Isolde 2017 |
Et ben voilà que j’apprends que la
Tchétchénie torture les homosexuels dans des camps de concentration, que le QG
de Marine a été incendié, que la Corée du Nord a un site d’essais nucléaires
amorcé et prêt à servir, que le Roi de France dénonce le péril Mélenchon, que
Mélenchon dit que nous allons cracher du sang, que Poutine bloque l’enquête sur
l ‘attaque chimique en Syrie, qu’on a volé des lunettes de soleil à
Grésy-sur-Aix, que les banquiers prédisent un cataclysme suite à la percée de
Mélenchon, que Bison Futé prévoit une circulation difficile pour le week-end de
Pâques, qu'Erdogan sera nommé dictateur à vie par son peule dès ce dimanche, que les cloches vont partir pour Rome et revenir, que les artistes de
l’opéra de Toulon sont en grève, que la France va nommer un nouveau Roi dans
dix jours alors qu’elle lui a tranché la tête comme un vulgaire saucisson, il y
a 228 ans…
Si je n’étais pas en fin de parcours et
si je n’en avais pas vu de toutes les couleurs, je serais atterré. Mais, si ma
jouissance sublime c’est de vociférer toute la journée pour toutes ces choses sans
importances, mon bonheur c’est que j’ai savouré – une dernière fois sans doute
–, il y a huit jours exactement, les délices suprêmes du « Tristan et
Isolde » de Richard Wagner de l’Opéra de Lyon où je n’y ai vu aucun homme,
aucune femme, aucun signe de débilité monstrueuse - comme vous l’avez lu au
début de ce texte -, mais des formes légères et vaporeuses glisser sans jamais
se rencontrer, me guider jusqu’à cette sublime mort uniforme et apaisante à
tout jamais où enfin les choses savent s’immobiliser pour écouter le silence époustouflant
de la musique imaginée par une pensée lucide et hors du temps qui tourne très justement le dos à l’homme et à son incommensurable connerie...
vendredi 7 avril 2017
vu à travers le tube @ mes héros et ma jouissance…
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| Paradigme de la jouissance 2 : Victimes du langage par Caroline Doucet |
Les trois héros de la semaine :
Trump pour sa juste cible, Poutou pour sa langue de chair, l’Opéra de Lyon pour
son miraculeux et immortel « Tristan ». Les restes, je m’en fous…
Cependant, je remarque, avec
un plaisir non dissimulé, que le voyou et exécrable Fillon est rattrapé par le
bougon Mélenchon. Mélenchon, je m’en fous. Mais la décapitation de Fillon – au sens
figuré comme au sens propre – est – pour moi - une jouissance – au sens propre
comme au sens figuré - rarement atteinte…
jeudi 6 avril 2017
le puits au fond du jardin @ la non-rencontre d’isolde et de tristan… à l’opéra de lyon (5 avril 2017)
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| Opéra de Lyon. Architecte : Jean Nouvel |
La légende le dit :
Isolde rencontra Tristan. La légende ne le dit pas : ils ne s’aimèrent
pas, ne se marièrent pas et n’eurent pas d’enfants du tout. Et au génie –
impitoyablement démesuré - de Richard Wagner, se superposèrent la terrifiante
beauté de la mise en scène qu’Heiner Müller – décédé en 1995 – avait réalisé en
1993 pour Bayreuth et la cohésion magique et magnifique qu’Hartmut Haenchen réussit
à imposer entre les artistes, le chœur et l’orchestre de l’Opéra de Lyon qui
une fois encore a misé sur l’originalité, la remise en questions et la qualité
exceptionnelle et quasi permanente de toutes ses productions.
Ce n’est que l’erreur d’un
filtre, celui de l’amour en place de celui de la mort, ce qui est identique,
qui installera l’illusion d’un lien passionnel entre Isolde et Tristan et c’est
ce lien qui les anéantira en anéantissant le monde. Et Müller nous le dit avec
force en plongeant ses personnages minuscules engloutis dans la vague
tumultueuse d’un destin inexorable – évacuant l’illusoire libre-arbitre inventé
par la fiction – symbolisé par un gigantesque cube engloutissant aussi le
public et l’attirant hypnotiquement dans le cimetière de la désolation. Tristan
ne rencontrera jamais Isolde. Isolde ne rencontrera jamais Tristan. Ils ne
sauront jamais s’ils se sont aimés. La mort en série interrompra toutes
tentatives d’humanisation, mot
illusoire, comme est l’homme et sa vie.
Et Haenchen, de sa baguette
magique – comme Tristan est entré au cimetière – va poursuivre durant plus de
quatre heures un discours cohérent où pas un seul atermoiement, pas un seul
effet discordant, martelant et heurté, ne vont perturber le cours de ce long
fleuve tranquille d’épouvante et de magie d’émerveillement jusqu’à l’accord
final où Isolde dans son délire, nous laisse dans l’abandon le plus démuni. A
Richard Wagner le mot de la fin : pourquoi tous ces mensonges qui sont
devenus le moteur de la vie ?
lundi 13 février 2017
anniversaire @ le compositeur allemand, richard wagner, est décédé il y a 134 ans aujourd’hui
Le 13 février 1883, il y a 134 ans aujourd’hui, décédait à Venise le compositeur allemand Richard Wagner. Sa vie bohème et fantasque lui fait endosser de multiples habits : révolutionnaire sans le sou, fugitif traqué par la police, homme à femmes, confident intime du roi Louis II de Bavière, critique et analyste musical, intellectuel travaillé par l'antisémitisme de son époque qui sera récupéré, après sa mort et dans un contexte différent, par les nazis ; son comportement et ses œuvres laissent peu de gens indifférents. Aussi doué pour nouer des amitiés dans les cercles artistiques et intellectuels que pour les transformer en inimitiés, sachant créer le scandale comme l'enthousiasme, il suscite des avis partagés et souvent enflammés de la part de ses contemporains. Ses conceptions artistiques avant-gardistes ont eu une influence déterminante dans l'évolution de la musique dès le milieu de sa vie. Richard Wagner est considéré comme l'un des plus grands compositeurs d'opéras du XIXe siècle et occupe une place importante dans l'histoire occidentale…
https://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Wagner
Quintet
from Act III of Wagner's "Die Meistersinger von Nürnberg." Karita
Mattila (Eva), Jill Grove (Magdalene), Ben Heppner (Walther), Matthew Polenzani
(David), James Morris (Sachs). Production: Otto Schenk. Conductor: James
Levine. 2001 telecast.
mercredi 8 février 2017
vu à travers le tube @ freud, wagner et hitchcock…
L’actualité nauséabonde pollue ma pensée qui ne peut plus
discerner ce qui doit être mis en avant pour dénoncer, encore, l’incroyable
misérabilité de l’être. Fillon qui crie aux loups alors qu’il est loup ;
le syndicaliste de la police qui soutient son collègue violeur au non d’une
pesticide présomption d’innocence ; Sarkozy qui va encore échapper à la
justice ; Dord, le député-maire d’Aix-les-Bains, - mon dernier patron -
trésorier UMP au moment de l’affaire Bygmalion qui n’est toujours pas
inquiété ; les révélations régulières sur le train de vie des élus,
véritables injures et provocations à la majorité des français qui ne peuvent
joindre les deux bouts ; et puis… l’inconscience généralisée incapable de
discerner la folie qui saute aux yeux du monde et qui laisse les ténèbres
engloutir la lumière, notre élément de vie. Je le redis avec toutes les forces
que je n’ai plus : la priorité des priorités est le miroir qui permet de
voir son propre reflet avec qui on doit converser pour apprendre à le connaître
et à l’aimer. Retourner chez Freud, mais aussi chez Wagner et chez Hitchcock…
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