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vendredi 3 novembre 2017

vu et entendu au concert @ lyon, 2 novembre 2017, yuja wang/mahler chamber orchestra, le tsunami ravageur qui ouvre la porte sur l’autre monde…




Auditorium Orchestre National de Lyon
Jeudi 2 novembre 2017, 20h

Yuja Wang, piano et direction
Mahler Chamber Orchestra

Wolgang Amadeus Mozart Ouverture de Don Giovanni 
Ludwig van Beethoven Concerto pour piano n°° 2, en si bémol majeur, op. 19 
Igor Stravinsky Suite de Pulcinella (version de 1949)
Ludwig van Beethoven Concerto pour piano n°1, en ut majeur, op. 15 




Au lendemain du concert, je me pose une seule question : «  Ai-je bien vu, ai-je bien entendu ce que je crois avoir entendu et vu ? » Non, évidemment. Ce ne fut qu’une apparition de lumière, un mirage, un moment de grâce que je ne vivrai sans doute jamais plus. Wang sur scène est identique à Wang-YouTube ou autres, sauf qu’elle est vraiment vivante et qu’elle est venue réveiller les morts, les morts de l’auditoire, les morts qui interprètent. Elle n’est pas virtuose, elle est musique dans le sens noble du mot. A-t-elle de la technique ? Probablement mais ça ne se voit pas, ça ne se voit jamais, parce que ce qu’elle projette à son public, c’est tout son être, toute sa chair à peine recouverte d’un tissus, toute sa pensée claire et limpide, toutes ses convictions propulsées par une liberté totale, sans concession, sans fioritures, sans apparats, une vérité nue comme elle se livre. Et son immense force qui est son immense pouvoir, c’est qu’elle n’est pas. Elle n’est que l’incarnation de la musique qui envahit la salle et nous enveloppe dans un son venu d’ailleurs et magnifique. C’est à peine si elle bouge. Seuls ses doigts semblent galoper en donnant le vertige, même si, dans le plus extrême des pianissimi, elle isole un do – ou un fa ou un si - dans le silence des souffles retenus jusqu’à la suffocation. Son autre puissance réjouissante, c’est sa conception de son rôle de soliste qui s’intègre entièrement dans l’orchestre incroyablement novateur et révolutionnaire qu’est le Mahler Chamber Orchestra où tous les musiciens avec pour guide leur violon solo, prennent part à chacune des notes des deux concertos en étant à la hauteur de Yuja Wang, en intégrant leur participation au même titre que le piano qui n’est plus qu’un instrument d’orchestre et donne une toute autre vision de l’œuvre. C’est sans doute pourquoi, pour la première fois, j’ai beaucoup apprécié les deux premiers concertos pour piano de Beethoven, alors qu’ils ne sont que des brouillons sans intérêts que le compositeur scribouillait pour parfaite ses futures créations. Yuja Wang est indissociable du Mahler Chamber Orchestra dont elle intègre les sonorités à la perfection tout en le dirigeant de ses deux bras qui embrassent et embrasent la partition, passant du geste donnant la pulsion aux fabuleux musiciens de l’orchestre, au clavier maitrisé sans le moindre effort, par des doigts qui confondent le blanc et le noir des touches, prolongation fidèle de son corps.

La fusion orchestre/piano était telle que je ne crois pas jamais avoir entendu un soliste se mettre au service de l’orchestre d’une façon si intense, si précises et si flamboyante pour la musique.

J’ai entendu et vu un ovni piano/orchestre. J’ai entendu et vu la vie, la vie libre que chaque être devrait exiger de la société. La vie que le monde de la musique devrait observer avec grande attention. J’ai une grande habitude des solistes, des orchestres, des chefs et de toute la profession. Nous n’avons pas tous les mêmes goûts. Mais ne pas reconnaître qu’avec des musiciens de cette trempe nous sommes à l’aube d’une grande révolution, c’est vraiment être sourd et aveugle. J’ai assisté hier soir à une grande leçon d’interprétation qui vaut toutes les masters-classes très à la mode et qui ne servent pas à grand chose, à une superbe leçon de pédagogie – y avait-il des élèves dans la salles et surtout au moins un professeur ? – et avant tout à une leçon de vie qui me paraît infiniment supérieure à toutes les belles phrases des pseudo-philosophes, des moralistes de tous poils, des agences de conseils en tout genre. J’ai plus appris en deux heures qu’en dix ans le ma vie. J’ai vu la lumière. J’ai entendu la silence… je vous laisse conclure !


mercredi 1 novembre 2017

Jeudi 2 novembre 2017, lyon, yuja wang (piano) et le mahler chamber orchestra




Auditorium Orchestre National de Lyon
Jeudi 2 novembre 2017, 20h

Yuja Wang, piano et direction
Mahler Chamber Orchestra


Wolgang Amadeus Mozart Ouverture de Don Giovanni 

Ludwig van Beethoven Concerto pour piano n° 1, en ut majeur, op. 15  

Igor Stravinsky Suite de Pulcinella (version de 1949)

Ludwig van Beethoven Concerto pour piano n° 2, en si bémol majeur, op. 19 


De Yuja Wang, le public retient des vidéos aussi époustouflantes que déconcertantes, des détournements de la Marche turque de Mozart à l’envol grisant du Bourdon de Rimski-Korsakov. Comment ne pas être ébloui par cette jeune pianiste qui remplaçait, il y a dix ans déjà, Martha Argerich dans le Premier Concerto de Tchaïkovski ? La musicienne chinoise renoue avec les plus grandes heures de la virtuosité romantique et des duels pianistiques ; participant au dépassement des limites, ses relectures n’ont rien du sacrilège. Mais Yuja Wang est avant tout une remarquable interprète du grand répertoire, possédant la puissance exigée par un concerto de Beethoven, la retenue et la tendresse réclamée par Chopin, le musicien poète.

Yuja Wang est accompagnée du Mahler Chamber Orchestra, qu’elle dirige du piano. Fondé au début des années quatre-vingt, nommé « meilleur orchestre de chambre du monde » en 2011 par la BBC Two, cet ensemble incarne à lui seul l’esprit européen. Avec l’ouverture de Don Giovanni et Pulcinella, ballet de Stravinsky inspiré par des œuvres de Pergolèse, il nous offre deux pages symphoniques particulièrement étincelante. (ONL)



lundi 24 juillet 2017

l’instant M. @ yuja wang, la musique incarnée…




Yuja Wang, la pianiste la plus attachante de ce début de siècle…

J.Strauss II/Cziffra:
Tritsch-Tratsch Polka

Yuja Wang : piano


jeudi 4 mai 2017

vu à travers le tube @ à peine terminé, on recommence…


Boite à chaussure sans pénis ni vagin
Comme il n’a ni pénis ni vagin, la cour de Cassation lui refuse la mention « neutre ». Voilà le résultat de la cécité, de l’incompétence et de la malhonnêteté. Comme il n’a pas de pénis et elle pas de vagin – comme tous leurs prédécesseurs – je refuse de leur apporter ma voix pour accéder au trône du Roi, d’abord parce qu’il est inadmissible que la France ait un Roi en 2017 alors qu’en 1789 on lui a coupé la tête, ensuite parce que ces deux menteurs concours pour asservir le peuple, le mettre au garde-à-vous et à genoux.

Bref, ce long passage dans l’horreur se termine dimanche soir avec l’intronisation du nouveau Roi, un jeunot fricard et sans cœur qui va continuer et amplifier la dictature de son père, Roi François. Et nous n’avons rien à dire parce prendre le pouvoir avec moins de 24,01% (ne sont pas comptabilisés les bulletins blanc) de voix est jugé normal dans notre monarchie totalitaire.  

Hier, j’ai acheté des fortifiants en sirop et en comprimés effervescents parce qu’il va falloir que j’ai la force de m’attaquer dès lundi matin à la composition du conseil des ministres qui va revoir les vieux barbots de la politique et puis ensuite aux législatives qui vont remettre en place la salutaire cohabitation. Mais quand donc vais-je enfin pourvoir respirer et consacrer mon tube aux valeurs sûres de cette terre que sont Freud, Wagner, Hitchcock… et Wang ?