Ils s’y sont tous mis – télé,
opéra de paris, chef d’orchestre, metteur en scène – pour dénaturer ce chef
d’œuvre de Verdi et obliger le public à retourner aux versions troquées et
médiocres en langue italienne. D’abord et en tout premier, l’incompétence
criante d’un chef complètement paumé, hors du coup, étranger au compositeur et
incapable de coordonner le plateau et la fosse. L’orchestre couinait comme les
pitoyables fanfares des villages les plus reculés et on ne peut pas dire que la
subtilité, le phrasé, la respiration et les mouvements saccadés avaient un
rapport avec la partition. Ensuite et pratiquement à égalité, le metteur en
scène qui a pondu une suite de laideurs que jamais je n’aurais pu imaginer, des
couleurs repoussantes, des décors de bric et de broc, des chanteurs-acteurs –
acteurs est très abusif – livrés à eux même ne sachant que faire, les bras
ballants et le regard hagard, ayant adopté – faute de chef d’orchestre et de
directeur de la scène – le chacun pour soi. Et enfin la télé – Arte- dont la
réalisation a été une des plus mauvaises, du jamais vu dans la retransmission
de l’opéra, avec des plans hors-sujet, des superpositions de laideurs d’image
qui ont dû faire fuir plus d’un téléspectateur. Je suis parti au début du 2e
acte, le premier ayant failli me porter à la crise cardiaque tellement ma
fureur était grande. En fait je n’ai pas reconnu mon opéra préféré, alors que
je l’ai en mémoire depuis l’âge de 16 ans et que j’en possède de multiples
versions d’une toute autre qualité. Dans la soirée je suis repassé deux ou
trois fois et ma conviction n’a pas changée. Les seuls moments d’émotion, je
les dois au génie de Verdi et peut-être à mon cerveau qui transposait la
bouillie parisienne en extraits de mes différents enregistrements. Dans ce
chaos mémorable, il m’a semblé que les deux dames auraient pu être sublimes si…
Du côté des messieurs je n’ai rien remarqué… il y a tellement mieux. Et puis, il faut bien le dire, Kaufmann
n’avait rien à faire ici. Il n’a plus la voix. Il n’est pas le personnage. Je ne peux croire ce que j'ai vu et entendu...
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vendredi 20 octobre 2017
jeudi 19 octobre 2017
opéra télé @ arte, 20h55, ce soir un « don carlos » a découvrir ou à fuir… en faux-direct comme toujours…
Ce
Don Carlos – version originale de Verdi composé sur un livret en langue
française - est un pur et immense chef-d’œuvre et les versions italiennes – Don
Carlo - toutes confondues font pâles figures. Pour être convaincus écoutez la
version Matheson ou la version De Billy (avec l’image) et vous vous
débarrasserez des autres versions. La version Châtelet aurait pu être
magnifique malgré quelques coupures, mais Alagna est tellement pitoyable –
comme à son habitude -, que le spectacle est gâché.
Ce soi je vais regarder et écouter pour m’informer. Mais mon bonheur, c’est la version lyonnaise qui aura lieu en mars, parce que dans cette ville on peut faire confiance à l’innovation et à la qualité. Et comme ce n’est pas moi qui le dit, je vous donne avec grand plaisir la critique de ResMusica en qui je fais généralement confiance et qui rejoint le sentiment que j’ai sur le chef de l’Orchestre de l’Opéra de Paris. Il est vrai que j’ai beaucoup fréquenté son père Armin qui était d’un autre gabarit : « On attendait le scandale sur le plateau, c’est dans la fosse que finalement on le trouve. Ou peut-être dans cette salle de l’Opéra Bastille qui offre une ovation tonitruante à un chef ayant transformé sans complexe la musique de Verdi en une pompeuse fanfare. L’introduction, puis le chœur des bûcherons et de leurs femmes, incompréhensible et noyé par ce tsunami orchestral… On s’accroche à notre fauteuil dès les premiers instants tellement le choc est grand. Comme si pour écrire une lettre d’amour, Philippe Jordan avait opté pour un feutre Velleda (qui bave !) au lieu d’une pointe fine. C’est grossier (cuivres), c’est maniéré (quand se terminent ces silences ?), c’est incohérent (les trompettes au duo Rodrigue/Carlos), c’est rigide (un peu de rubato peut-être ?)… Mais Verdi reste Verdi, et lorsque le sublime solo de violoncelle résonne au quatrième acte, ce n’est que le compositeur que l’on peut congratuler… »
Bon, à vous de vous faire une idée en regardant Arte. Ce que j’ai entendu sur les différentes vidéos, c’est que cet opéra, en langue française, est chanté, ici, à Paris, dans une non-langue – une bouillie peut-être – par une Ebolie qui a pourtant un certain panache. Mais quand on est pas capable de prononcer notre langue, on de chante pas Don Carlos de Verdi. C’est vrai qu’il y a Kaufmann… J’espère qu’il a repris ses esprit et qu’il sera à la hauteur… parce qu'aujourd'hui, des jeunes ténors attachants et convaincants, il y en a quelques uns !
Ce soir 20h55, Arte… à ne pas manquer ou à fuir… mais quand même, par curiosité...
Ce soi je vais regarder et écouter pour m’informer. Mais mon bonheur, c’est la version lyonnaise qui aura lieu en mars, parce que dans cette ville on peut faire confiance à l’innovation et à la qualité. Et comme ce n’est pas moi qui le dit, je vous donne avec grand plaisir la critique de ResMusica en qui je fais généralement confiance et qui rejoint le sentiment que j’ai sur le chef de l’Orchestre de l’Opéra de Paris. Il est vrai que j’ai beaucoup fréquenté son père Armin qui était d’un autre gabarit : « On attendait le scandale sur le plateau, c’est dans la fosse que finalement on le trouve. Ou peut-être dans cette salle de l’Opéra Bastille qui offre une ovation tonitruante à un chef ayant transformé sans complexe la musique de Verdi en une pompeuse fanfare. L’introduction, puis le chœur des bûcherons et de leurs femmes, incompréhensible et noyé par ce tsunami orchestral… On s’accroche à notre fauteuil dès les premiers instants tellement le choc est grand. Comme si pour écrire une lettre d’amour, Philippe Jordan avait opté pour un feutre Velleda (qui bave !) au lieu d’une pointe fine. C’est grossier (cuivres), c’est maniéré (quand se terminent ces silences ?), c’est incohérent (les trompettes au duo Rodrigue/Carlos), c’est rigide (un peu de rubato peut-être ?)… Mais Verdi reste Verdi, et lorsque le sublime solo de violoncelle résonne au quatrième acte, ce n’est que le compositeur que l’on peut congratuler… »
Bon, à vous de vous faire une idée en regardant Arte. Ce que j’ai entendu sur les différentes vidéos, c’est que cet opéra, en langue française, est chanté, ici, à Paris, dans une non-langue – une bouillie peut-être – par une Ebolie qui a pourtant un certain panache. Mais quand on est pas capable de prononcer notre langue, on de chante pas Don Carlos de Verdi. C’est vrai qu’il y a Kaufmann… J’espère qu’il a repris ses esprit et qu’il sera à la hauteur… parce qu'aujourd'hui, des jeunes ténors attachants et convaincants, il y en a quelques uns !
Ce soir 20h55, Arte… à ne pas manquer ou à fuir… mais quand même, par curiosité...
mercredi 4 octobre 2017
vu à travers le tube @ la crasse qui gouverne…
« Il y en a certains, au lieu de foutre le bordel, ils
feraient mieux d'aller regarder s'ils peuvent avoir des postes là-bas. Parce
qu'il y en a qui ont les qualifications pour le faire ». Pour les naïfs,
il ne peut que s’agir de propos de charretiers, de macros, de souteneurs, de
drogués, où d’autres malotrus du genre. Et bien non ! Il s’agit de la
parole du Roi de France, un enfant dézingué, un malade qui devrait courir à
toutes jambes chez Freud. Foutre de bordel, ce connard commence vraiment à faire
chier. Ça c’est de moi. Je me hisse à la hauteur du Roi.
Et il s’agit encore de Roi. Celui de la monarchie espagnole. Pas le faux, soi-disant élu par le peuple (rires), mais le vrai, le petit-fils de Charles-Quint et de Philippe II, le tyran qui a voulu tuer son fils Don Carlos - parce que celui-ci copulait avec sa douce femme Elisabeth épousée de force et vendue par son père Henri II, Roi de France au vieil Empereur salopard - au non de ce Dieu inexistant. Il s’agit donc de ce Roi d’Espagne, censé être le Roi – pour la fiction – de tous les citoyens, qui a tenu un discours outrageant pour tous les gens épris de liberté dans cette contrée que l’on appelle la Catalogne. Là-bas, c’est comme ici. Une monstre hideux, baveux, crasseux, gouverne le pays…
samedi 11 mars 2017
création @ 11 mars 1867, « don carlos », opéra de giuseppe verdi
Le 11 mars 1867, il y a 150 ans
aujourd’hui, était créé à l’Opéra de Paris, « Don Carlos », opéra de Giuseppe Verdi. Don Carlos
fut jugé comme une œuvre différente de ce que Verdi avait écrit jusqu’alors. On
admirait – ou on détestait – ce qu’on percevait comme de nouvelles inventions
harmoniques, inconnues de ses opéras antérieurs ; et surtout, la manière
nouvelle de traiter la mélodie qui a beaucoup surpris à l’époque. Donc, dès la création,
on voyait en Don Carlos quelque chose de nouveau par rapport à avant,
même si (avec le recul historique) ce n’était pas exactement justifié…
Don Carlos, G. Verdi
Peter Konwitschny (regie)
Werner Hintze (dramaturgie)
Johannes Leiacker (Bühne)
Ramón Vargas (D. Carlos)
Iano Tamar (Elisabeth)
Alastair Miles(Philipe II)
Simon Yang (Le grand Inquisiteur)
Chor und Orchester der Wiener Staatsoper
Bertrand de Billy
2004
Pour aborder « Don
Carlos » :
Même si Verdi a remanié son opéra à
plusieurs reprises et a accepté de transformer sa version originale en langue
française, en 5 actes et 1 ballet en plusieurs versions en langue italienne
traduite de la version française, en 4 ou 5 actes tronqués, sans ballet et dans
un esprit totalement différent, le vrai et authentique « Don Carlos »
se retrouve dans les versions suivantes :
- Vinyle ou CD – John Matheson, BBC
Concert Otchestra, Joseph Rouleau, André Trump, Robert Savoie, Edith Tremblay,
Michelle Vilma. Version intégrale en français avec ballet. Superbe de fidélité
et de conscience par rapport au texte. Français impecable…
- DVD – Bertand de Billy, Chor und
Orchester der Wiener Staatsoper, Ramon Vargas, Iano Tamar, Nadja Michael, Bo
Skovhus, Alastair Miles. Version intégrale en français avec ballet conçu selon
Freud. Spectacle de folie auditive et visuelle, décalé, admirable en tous
points et que Verdi aurait vénérée…
- DVD – Antonio Pappano, Chœur du
Théâtre du Châtelet, Orchestre de Paris, Roberto Alagna, Thomas Hampson, Karita
Mattila, José Van Dam, Waltraud Meir. Version intégrale en français sans le
ballet. Version sage qui aurait pu être proprement miraculeuse par la direction
et la distribution vocale si la présence d’Alagna, pitoyable dans tous les
sens, ne venait pas anéantir ce qui aurait dû être une référence absolue…
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